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Ils n'ont pu s'écarter
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Au moment où ils s’éveillent le samedi matin, Parcs Canada a déjà affiché son bulletin d’avalanches pour les skieurs de randonnée. Dans les limites forestières et les régions alpines, les risques d’avalanche ont été évalués comme étant « considérables, » le niveau de risque moyen parmi les cinq possibles. Sous la limite forestière, le risque est évalué comme étant « modéré, » et les avalanches naturelles peu probables. De plus, le groupe de 14 étudiants de l’école secondaire et les trois adultes, deux professeurs et un accompagnateur, ont prévu de rester sous la limite forestière pendant toute la durée de l’expédition.
Mais le bulletin réfère aussi aux couches de neige folle provenant des premières chutes de neige de l’hiver qui ne sont toujours pas stables. Le groupe se rend au centre de renseignements de Rogers Pass, une structure en forme de macaroni avec une toiture en bois et en terre, pour connaître les dernières nouvelles. M. Nicholson entre à l’intérieur. Il s’informe des conditions dans plusieurs régions avant de retourner auprès des autres.
Le groupe décide qu’il peut skier en toute sécurité. Il traverse donc la forêt, le long d’un ruisseau rocheux, par-dessus un pont recouvert de neige et dans la Connaught Creek Valley. Entouré de montagnes et d’une épaisse couche de neige poudreuse, le paysage est à vous couper le souffle. On retrouve partout des vestiges d’avalanches passées. Le feuillage est clairsemé au fond de la vallée. Le groupe parvient à traverser quatre sentiers sujets aux avalanches du côté nord de la vallée et trois autres du côté sud.
Le matin est doux et gris. Le sol est recouvert d’un manteau de huit centimètres de neige fraîche. La température tourne autour de zéro. Il n’y a eu aucune avalanche au cours des derniers 24 heures. Abby Watkins et Rich Marshall sont impatients d’entreprendre une journée de ski de randonnée dans les montagnes, près du sommet de Rogers Pass dans l’est de la Columbie-Britannique.
Ils ne sont pas les seuls. Les guides de montagne repèrent le groupe scolaire qui s’apprête à s’élancer vers Balu Pass, un lieu très prisé. Le couple s’arrête pour dire bonjour. « C’est une belle journée, n’est-ce pas? » lance Abby. « Oui, » répond quelqu’un. Ils laissent derrière eux les 14 adolescents et les trois adultes et escaladent vivement la pente avant de prendre une pause dans une région boisée.
Au moment même, juste avant midi, quelque chose cède sur la face nord accidentée de Cheops Mountain. Abby et Rich entendent un fort bruit semblable au tonnerre. Ils observent, horrifiés, le torrent de neige dévalant en direction de la vallée, qui accélère en accumulant des débris. Le groupe scolaire se trouve directement sur son passage. Rich s’écrie « Avalanche! Avalanche! Avalanche! » Les skieurs lèvent les yeux. La mise en garde désespérée du guide arrive trop tard. L’avalanche les frappe de plein fouet.
En quelques secondes, les 17 skieurs ont été balayés par un énorme, terrifiant mélange de neige, de roches et d’arbres. La rapidité et la puissance de l’avalanche résonne comme un train de marchandises se déplaçant à très haute vitesse, songe Abby. « Un énorme vrombissement. La puissance d’une telle quantité de neige accélérant avec la gravité et accumulant de plus en plus de neige sur son passage…Personne n’aurait pu y échapper. Personne. »
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Des étudiants partagent la douleur causée par la perte de leurs amis.
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La rivière de neige engouffre les skieurs, puis les sépare. Une partie de la coulisse se détache et poursuit sa course, transportant plusieurs victimes à des centaines de mètres vers le fond de la vallée. Désorienté et culbutant, avec peu de chance de « nager » vers la surface, ce groupe malchanceux se retrouve à 4,5 mètres sous l’amas de neige, dure comme du béton.
Plus haut dans les arbres, Abby Watkins et Rich Marshall sont enveloppés par un épais nuage de poudre. Un silence terrible tombe sur la vallée. Malgré leurs cœurs battants, ils ont fait taire leurs émotions. Ils se sont lancés dans une opération de sauvetage, pour laquelle ils se sont entraînés pendant des années avant de passer à l’action.
Ils se sont précipités vers le premier groupe de skieurs ensevelis. Le seul signe de vie est une main et quelques jambes perçant à travers la neige. Les autres, à la remorque de la coulisse au fond de la vallée, sont ensevelis beaucoup plus profondément.
Seul sur la scène, le couple fait face à une décision déchirante. Qui sauver d’abord? Ils ne s’en tireraient pas tous, raisonnent-ils. Ceux qui sont pris au piège près de la surface auraient une meilleure chance de survie. Rich court vers la première main qu’il voit et commence à creuser. Pendant les 45 prochaines minutes, à part les victimes, Rich et Abby sont seuls, travaillant à libérer autant de personnes qu’ils le peuvent de leurs tombeaux de neige suffocante.
Les émetteurs-récepteurs des guides fonctionnent parfaitement, émettant des signaux et leurs feux clignotant sur les skieurs ensevelis, munis de leurs propres balises individuelles de sécurité en montagne, comme des cris provenant de la tombe. Le couple suit les règles de sauvetage en avalanche comme une horloge bien huilée. Seulement creuser jusqu’à une victime afin de s’assurer qu’elle respire. Enlever la neige du visage de la victime. Pas de RCR avant de passer à la prochaine victime. Elles sont trop nombreuses. Laisser les survivants se creuser une issue.
Les victimes sont éparpillées sous la neige. Rich et Abby se séparent pour couvrir le plus de terrain possible. Les cinq premières personnes qu’ils déterrent survivent. Ces survivants se portent au secours des autres. Tous les autres qu’Abby et Rich découvrent sont morts. La sinistre loterie de qui va vivre et qui va mourir est terminée. Sept étudiants vivront. Sept ont perdu la vie.
L’un des survivants, la cheville fracturée, est transporté par toboggan et par voie aérienne vers l’hôpital. Les autres survivants sont transportés par hélicoptère vers la cafétéria du poste des gardes de parc. On transporte aussi les corps. Ils sont étendus sur des matelas dans une morgue improvisée, dans le même édifice. Chuck Purse, le médecin légiste à temps partiel de Revelstoke, enquête sur sa seconde avalanche faisant sept victimes en deux semaines. Il examine chacun des corps tour à tour. Aucun ne montre de signes de blessure importante. Ils ont simplement été balayés, ensevelis et sont morts asphyxiés.
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La neige folle dévale la montagne.
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Une avalanche de plaque se détache de la montagne.
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Une automobile est balayée par un raz
de marée de neige.
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Qu'est-ce que je fais si...
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JE ME FAIS PRENDRE : dans la plupart des avalanches, il est très difficile de se défendre. Les mouvements par rapport aux débris sont souvent impossibles. Néanmoins, certains des conseils suivants pourraient vous être utiles :
- Essayez de retarder le départ en plongeant un piolet dans la surface inférieure. Ceci peut aider à vous maintenir près du sommet de la coulisse de neige.
- Criez. D’autres personnes pourraient vous voir.
- Essayez de courir vers le côté ou sautez en direction de la pente montante, au-dessus de la fracture.
- S’il s’agit de plaques dures, essayez de vous maintenir sur le dessus d’un bloc.
- Débarrassez-vous de votre équipement : sacs, skis etc.
- Essayez de rouler comme une billot de bois, hors des débris.
- Les mouvements de natation aident parfois.
- À mesure que l’avalanche ralentit, essayez de prendre appui sur les débris. Tentez un effort désespéré pour atteindre la surface ou au moins passer votre main à travers.
JE SUIS ENSEVELI :
- Gardez une main devant votre visage et essayez de dégager un espace pour respirer.
- Essayez de dégager un espace pour que votre poitrine puisse se dilater en prenant et en maintenant une profonde inspiration.
- Évitez de paniquer et conservez votre énergie. Vos compagnons sont probablement à votre recherche.
- Creusez pour sortir de la neige si vous n’êtes pas blessé. La durée de l’ensevelissement joue contre vous. Il est essentiel de repérer et de déterrer rapidement la victime car le taux de survie chute à 50 % après 20 minutes.
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Une avalanche sur le mont Everest.
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Un alpiniste avance prudemment.
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Les skieurs sont particulièrement susceptibles de déclencher une avalanche, car le mouvement horizontal libère la neige instable.
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Matériel de sauvetage en cas d'avalanche
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La meilleure stratégie pour survivre à une avalanche est d’éviter de se faire prendre dans l’une d’elles. Tous les skieurs de randonnée et les et les amateurs de planche à neige devraient recevoir une formation sur la sensibilisation aux risques des avalanches et connaître les conditions et le terrain où ils s’aventurent. Chaque excursionniste doit se munir du matériel de sauvetage mentionné ci-après et constamment avoir à l’esprit les compétences permettant de l’utiliser rapidement :
Balises individuelles de sécurité en montagne
Ces balises (ou pieps) sont conçues pour aider les secouristes à repérer une victime ensevelie le plus vite possible. Bien que la plupart des balises actuelles soient faciles à utiliser, il est important de se pratiquer régulièrement avant de partir.
Sondes
La seule façon de pénétrer les débris d’avalanche compacts et denses est de recourir à une perche d’aluminium à plusieurs sections, appelée sonde d’avalanches. Elle se prolonge jusqu’à deux à trois mètres et sa tension est maintenue à l’aide d’un câble. Lorsqu’un sauveteur muni d’une balise a repéré une personne ensevelie, les autres membres de l’équipe doivent sonder l’accumulation de neige afin de déterminer l’emplacement exact de la victime. (Vous ne pouvez localiser avec précision une personne profondément ensevelie seulement à l’aide d’une balise.) Laissez la sonde en contact avec la victime jusqu’à ce qu’elle soit déterrée à l’aide de la pelle. On peur aussi se servir des sondes pour vérifier la profondeur de l’accumulation de neige et mettre à l’épreuve les ponts de crevasses et les corniches à mesure qu’on progresse. Pour cette raison, la plupart des excursionnistes s’en munissent. Elles sont préférables aux perches.
Pelles
Déterminer l’emplacement de la victime constitue la première partie du sauvetage. Il faut ensuite la déterrer. Dans les secondes qui suivent l’avalanche, même la neige fraîche et poudreuse se solidifiera de façon tellement compacte que vous ne pourrez y glisser votre main. Il existe de nombreux types différents de pelles d’avalanches. Les modèles de pointe ont des manches télescopiques qui se prolongent afin de vous donner une meilleure prise lorsque vous pelletez. Certaines personnes rangent des scies ou des sondes dans leurs manches. Les lames de métal coupent mieux les débris que le Lexan ou le polycarbonate et plus la lame est grosse, plus vous enlevez de neige avec chaque pelletée. Chacun des membres de votre groupe doit posséder une pelle et il est bon de se pratiquer à creuser à deux ou trois, afin d’apprendre comment pelleter efficacement en groupe.
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Le magnifique site de Roger's Pass, C.-B., est le lieu d’un accident tragique qui a coûté la vie à 7 étudiants.
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Les avalanches ont coûté la vie à 28 canadiens en 2002-2003. Ce nombre a chuté à 10 en 2003-2004.
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Sombrer dans l'oubli
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Le plus jeune fils de l’ancien premier ministre Pierre Trudeau, Michel, âgé de 23 ans, a été tué dans une avalanche en 1998.
Personne ne sait à quel moment Michel Trudeau a réalisé qu’il allait mourir ce 14 novembre 1998, lorsqu’un mur de neige mouillée l’a envoyé culbuter le long d’un contrefort montagneux, au sud de la Colombie-Britannique, dans le lac Kokanee glacé.
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Le lac Kokanee au printemps, où Michel repose toujours.
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Michel a passé plusieurs minutes dans l’eau, se débattant pour retirer son lourd sac à dos et ses skis de randonnée, tout en « criant à l’aide et en gémissant, » raconte le témoin Eric Lemieux aux reporteurs un peu plus tard.
« Nous pouvions le voir, » ajoute Eric, l’un des skieurs qui suivaient Michel au moment où l’avalanche a frappé. « Nous savions que ce serait une mort lente et douloureuse. Mais nous ne pouvions l’atteindre. Il était au milieu du lac. »
Michel a finalement coulé, laissant derrière lui l’une des familles les plus célèbres au Canada dans le deuil, sans même un cercueil. Les plongeurs autonomes n’ont pu retrouver son corps dans le lac glacial au Kootenay Glacier Provincial Park, à environ 300 kilomètres au sud-ouest de Calgary. Selon Justin Trudeau, l’aîné, la famille n’a pas insisté pour que les équipes de recherches et de secours retirent le corps de Michel de son dernier lieu de repos dans le lac Kokanee : « C’est un endroit magnifique. C’est l’un des plus beaux sites que j’ai jamais vu. C’est là qu’il était destiné à demeurer. »
Michel Trudeau avait vécu dans la région pendant un an, travaillant comme préposé de remontée mécanique à Red Mountain, près de Rossland. C’était un jeune homme qui aimait s’amuser et qui aimait la vie en plein air. Il s’était rendu dans l’ouest après avoir obtenu son diplôme universitaire.
Depuis son décès, la famille Trudeau a collaboré étroitement avec la Canadian Avalanche Association afin de promouvoir la sécurité en matière d’avalanches.
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Le jeune Michel avec son célèbre père.
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Michel avec son meilleur ami Makwa, l’été avant sa mort.
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Au mauvais endroit
au mauvais moment
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Un homme du New Hampshire a été tué le 10 novembre 1998, après avoir déclenché une avalanche sur le haut de la montagne d’une station de ski fermée au Utah. Jeff Clement, 21 ans, pratiquait la planche à neige avec quatre amis au Little Cottonwood Canyon, entre les stations de ski Alta et Snowbird, lorsque l’incident s’est produit.
« On a signalé qu’il avait été le dernier à descendre et c’est lui qui l’a déclenchée, » rapporte le capitaine Gil Howard, du Bureau du shérif de Salt Lake County. « C’était une région instable. »
« Le problème est qu’ils se trouvaient dans une station de ski, mais ils faisaient face à des conditions d’arrière-pays... »
Sergent Gil Howard, Bureau du shérif de Salt Lake County.
« Tous les cinq ont été ensevelis jusqu’à un certain degré, » déclare M. Howard, « et il a été le seul à être complètement enseveli. » Les autres ont pu se dégager, mais M. Clement a été enseveli avec sa planche en amont. Sans balises de sauvetage ni pelles, ses amis ont fait tout ce qu’ils ont pu pour retracer Jeff, sans succès. Son corps a été retrouvé par un chien de secours d’Alta, mais une forte tempête, prévue dans la région pour la nuit de samedi, a forcé les secouristes à abandonner l’opération pour le récupérer.
De retour le jour suivant, sous la neige, les secouristes « ont provoqué des chocs dans la montagne » pour dégager la neige instable et enlever le corps en toute sécurité. M. Clement a d’abord été enseveli sous un mètre de neige. Bien que la cause du décès n’ait pas été déterminée officiellement, selon M. Howard, il semble qu’il soit attribuable à un traumatisme crânien important.
« Ils ont cru à tort qu’ils étaient en sécurité, mais il n’y a pas de surveillance (à cet endroit) et c’est le dénouement tragique, » affirme M. Howard. Selon ses sources, il y avait plus de 50 personnes dans la région ce jour-là. Jeff et ses amis « étaient seulement au mauvais endroit, la mauvaise journée et au mauvais moment. »
M. Howard ajoute que les cinq amis étaient partis en randonnée le long de la crête de la station de ski d’Alta, vers Mount Baldy. Celui-ci n’était pas encore ouvert pour la saison. Selon M. Howard, le haut de la montagne est une destination d’avant saison populaire pour les skieurs et les amateurs de planche à neige téméraires. Mais sans surveillance, les risques d’avalanche étaient très élevés et les affiches indiquaient clairement que la station était fermée.
« Ils devaient parcourir une bonne route avant de parvenir là-haut, » affirme M. Howard, « mais ce n’est pas inhabituel. C’est une dure façon d’apprendre, mais si nous pouvons empêcher un tel accident de se reproduire, alors on en tire tout de même quelque chose de positif. » Selon M. Howard, il est impératif que les gens s’informent des conditions de la neige et des risques pour la sécurité, et de plus, qu’ils emportent du matériel de secours.
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Facteurs d'accident
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Météo
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Il s’agit du facteur le plus important pour prévoir les avalanches. L’évolution de la neige accumulée en dépend entièrement. De nombreuses variables météorologiques affectent le dégagement des avalanches et la plupart du temps, on peut s’informer des conditions avant de partir. La température qui grimpe soudainement peut présenter un danger car plus la neige s’approche de 0 oC, plus elle est dangereuse. Rappelez-vous: Quatre-vingt-dix pour cent des avalanches se produisent au cours d’une tempête de neige.
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Accumulations de neige
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Lorsque la visibilité est bonne, on peut observer l’accumulation de neige à partir de la route. On peut souvent repérer les signes d’une avalanche récente, les principales zones d’accumulation de neige, les nouvelles charges de neige fraîche et la poudrerie basse à partir d’en bas. On peut continuer à observer en s’approchant, en remarquant des détails comme la profondeur à laquelle le pied pénètre, l’accumulation de corniche, la facilité avec laquelle les petites plaques se détachent et l’effet que la configuration des vents locaux peut avoir eu sur la formation de plaques. Toute pente suspecte que l’on doit emprunter (bien qu’idéalement, il serait plus sage de les éviter) peut être mise à l’épreuve en creusant des puits de neige. On doit d’abord creuser ces puits sur de petites pentes sécuritaires, de même direction, avant de creuser dans les pentes principales suspectes. On doit rechercher les caractéristiques suivantes :
- les couches adjacentes dont la dureté diffère (différence de plus de 2 sur une échelle de 5);
- les couches très molles (le poing pénètre facilement);
- les gouttes d’eau extraites d’une balle de neige provenant de n’importe quelle couche;
- les couches de glace;
- les couches de neige roulée (particules de glace arrondies, très opaques), qui agissent comme une couche de roulements à billes dans l’accumulation de neige;
- les cristaux duveteux ou à faces planes;
- les couches de grains détachés, sans cohésion;
- l’espace d’air.
Toute caractéristique mentionnée ci-dessus peut être une source de faiblesse dangereuse dans l’accumulation de neige.
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Si vous circulez dans des endroits dangereux
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Si vous devez avancer, gardez à l’esprit que :
- les voyageurs solitaires en terrain d’avalanches courent de graves dangers;
- les skieurs courent de plus grands dangers que les promeneurs, car le mouvement coupant horizontal des skis détache facilement la neige instable. Tous les skieurs hors-piste devraient utiliser des balises individuelles de sécurité en montagne et les ACTIVER avant de quitter la base. Ils devraient emporter des sondes pliantes et des pelles. Les grimpeurs et les promeneurs devraient songer à utiliser ces articles;
- la descente ou la montée directe est plus sécuritaire le déplacement latéral,
- vous devez partir un à la fois et les autres doivent observer de près la personne qui avance sur la pente suspecte;
- vous devez porter des vêtements attachés et draper votre foulard ou un autre vêtement autour de votre bouche et de votre nez.
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90 % DES AVALANCHES IMPLIQUANT DES HUMAINS SONT DÉCLENCHÉES PAR LEURS VICTIMES.
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Voyagez en toute sécurité
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· Suivez les caractéristiques qui indiquent un terrain moins propice aux avalanches. Empruntez les crêtes et les endroits où la neige a été emportée par le vent pour monter ou descendre.
· Évitez de traverser sous les pentes d’avalanche, s’il existe une probabilité d’avalanche naturelle (danger élevé ou très élevé) ou lorsque vous entendez des « bruits de tonnerre » au sein de l’accumulation de neige.
· Traversez les pentes à l’endroit le plus haut possible. Chaque fois que vous traversez une pente à risque d’avalanche, montez le plus haut possible. Ainsi, vous risquez moins d’être enterré sous la neige. Prenez garde aux risques de chute.
· Traversez les pentes une personne à la fois. Ceci pour deux raisons : 1) éviter que plus d’une personne soit emportée par l’avalanche et 2) minimiser la charge sur la pente.
· Évitez de grimper sous une autre personne. Celle-ci peut déclencher une avalanche sans danger pour elle-même mais vous pourriez être enterré.
· Avancez une personne à la fois, d’une zone sécuritaire à l’autre, lorsque vous montez ou que vous descendez un ravin. Recherchez les alcôves ou les murs qui vous protégeront si votre partenaire déclenche une petite avalanche.
· Utilisez les techniques d’assurage lorsque vous grimpez le long des ravins à risque d’avalanche. On recommande souvent de ne pas s’encorder en terrain d’avalanche, mais lorsqu’une protection contre les roches ou la glace, qui ne risque pas de glisser dans la pente, est disponible, la corde peut vous empêcher d’être emporté par l’avalanche ou vous protéger des petites avalanches locales.
· Prenez garde aux pièges du terrain. Si vous êtes pris dans une avalanche, assurez-vous que les débris ne seront pas pris au piège et qu’une petite coulisse contienne une forte accumulation de débris.
· Prenez garde aux risques de chute, même en traversant les plus petites pentes. Même les plus petites avalanches peuvent être mortelles lorsqu’elles s’allient à une falaise. Ceci peut être important si vous vous trouvez entre des bosses de glace ou sur des crêtes.
· Portez toujours une balise individuelle de sécurité en montagne et emportez une pelle et une sonde.
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Un chien de recherche repère une victime ensevelie. Lorsqu’une victime est complètement ensevelie, ses chances de survie sont de 1 sur 3.
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