Lynn Rogers est l’un des plus grands experts sur les ours et la sécurité par rapport aux ours en Amérique du Nord. Voici ce qu’elle en dit (en anglais) :

Promenades en pleine nature

L’occasion de se rapprocher de la nature est l’un des attraits des grands espaces en Amérique du Nord. Néanmoins, Il importe de se rappeler que les animaux peuvent constituer une menace en région sauvage, car leur comportement est difficile à prévoir et un face-à-face est quelquefois inévitable.

Il est bon de connaître les risques, ainsi que les mesures à prendre lorsque vous faites face à un animal affamé ou en colère, afin de en pas vous retrouvez du mauvais côté de la chaîne alimentaire. Continuez à lire pour découvrir les meilleures façons de coexister sans problèmes avec les animaux.

Toujours en vie!

Le sous-lieutenant Jason Sansom de l’Aviation canadienne et son épouse, Jamie, se rendaient au parc national des Glaciers pour la première fois en juin 2000. Le couple est parti en randonnée sur l’un des nombreux sentiers du parc lorsqu’ils ont remarqué deux ours qui marchaient à environ 14 mètres devant eux.

« Tous les quatre ont pris des directions différentes, » raconte M. Sansom. « Jamie et moi nous cachions derrière un arbre. L’un des ours semblait nous surveiller. Il avait l’air plus curieux qu’autre chose. J’ai été surpris de voir qu’il ne fuyait pas. »

M. Sansom était caché derrière un arbre en V, mais l’ours était de l’autre côté. Le sous-lieutenant aurait bien aimé alors avoir eu connaissance du vaporisateur de gaz poivré, parce que ça aurait été un moment idéal pour l’utiliser sans se blesser. Pendant presque cinq minutes, Jason et l’ours ont tourné autour de l’arbre, alors que l’ours essayait de l’attraper et à un certain moment, il a réussi.

« Il a attrapé ma jambe, mais seulement mon blue jeans, » déclare M. Sansom.

Son épouse qui était tout près, a réussi à lancer quelque chose près de l’ours, le prenant par surprise et le faisant reculer. M. Sansom en a profité pour trouver un meilleur endroit pour se mettre à l’abri. L’ours l’a surveillé à cet endroit pendant 10 minutes angoissantes, lorsque brusquement, il as couru vers lui.

« À cet instant, je me suis jeté par terre et j’ai pris la position du fœtus, » dit-il. « Je me suis assuré d’avoir la meilleure chance de survivre. Je ne lui ai pas laissé la chance d’attraper un de mes doigts; je lui ai montré la partie extérieure de mon bras plutôt que la partie intérieure. »

« Il marchait autour de moi, me reniflant, me léchant et alors il a commencé à mordre mes bras, » poursuit M. Sansom. « Les morsures n’étaient pas très graves au début, pas beaucoup de sang ou de douleur, mais elles sont devenues de plus en plus sérieuses. »

Après avoir assisté à la scène, Jamie savait qu’elle ne pouvait rien faire et elle a rebroussé chemin en courant pour aller chercher de l’aide.

Les morsures de l’ours étaient de plus en plus profondes, les forces de M. Sansom’s s’amenuisaient. « La douleur était devenue insupportable alors j’ai essayé de faire quelque chose, » explique-t-il. « J’ai sorti mes clés de voiture de ma poche et je les ai prises dans mes doigts comme un couteau. Je l’ai frappé. L’ours a été pris par surprise et il a reculé d’environ 9 à 14 mètres. »

Cette distance a suffit à lui permettre de retourner derrière les arbres pour se protéger. Selon M. Sansom, l’ours était toujours intrigué par lui. Il marchait vers lui, puis s’éloignait et regardait vers le haut d’un arbre ou en grattait l’écorce. « La situation en est arrivée au point où il s’est éloigné d’environ 37 mètres de moi sur le sentier, se dirigeant dans la direction opposée. » « Je me suis dit que c’était ma meilleure chance et j’ai couru. »

M. Sansom assure qu’il a été chanceux de conserver ses esprits pendant toute la durée de l’événement et les responsables du parc affirment qu’il a fait ce qu’il fallait. Selon eux, il faut grader la tête « froide » et rester calme. « À aucun moment je n’ai cru que j’allais mourir, » ajoute M. Sansom. « J’essayais seulement de me débrouiller et de faire ce qu’il y avait de mieux pour nous deux (Jamie et lui) et lorsque Jamie est partie, pour ma propre sécurité. »

M. Sansom a subi une douzaine de coupures aux bras et d’ecchymoses sur la poitrine.

Ours polaires

Couleur : blanc ou jaunâtre.

 Taille : environ 1,5 m à l’épaule.

 Poids : 400 à 500 kg pour les mâles. Les femelles sont en général plus petites.

Caractéristiques : long cou, tête longue et étroite et jambes longues. Ils sont d’excellents nageurs et peuvent rester sous l’eau pendant deux minutes.

Habitat : à travers le globe, autour des mers arctiques et du littoral, au sud jusqu’à l’embouchure de la baie d’Hudson.

Faits intéressants

Les ours sont aussi rapides que les chevaux de course sur les terrains plats, en montant ou en descendant une côte.

Les ours sont d’excellents nageurs.

Ils ont une bonne vue, une bonne ouïe et un odorat très fin.

Tous les ours noirs et les jeunes grizzlis sont des grimpeurs agiles, contrairement aux grizzlis matures, mais ceux-ci peuvent mesurer jusqu’à 4 mètres.

En général, si l’ours se met debout c’est qu’il essaie de vous identifier. Parlez-lui doucement afin qu’il comprenne que vous n’êtes pas une menace. Éloignez-vous en le gardant en vue. Évitez les contacts visuels directs.

Les ours qui ont goûté à nos aliments ont perdu leur crainte naturelle des humains.

Danger des ours : la nourriture

On peut rencontrer des ours tout au long de l’été. Bien que la plupart ne font que traverser votre route et fassent de leur mieux pour éviter les humains, un sac d’ordures ou de la nourriture laissée sans surveillance sur une table de pique-nique peut être irrésistible pour leur odorat très développé. Les ours qui cherchent à se nourrir associent peu à peu les aliments aux humains et deviennent « accoutumés à leur nourriture ». Ils perdent alors leur crainte naturelle et deviennent une menace pour les visiteurs des parcs, car ils rôdent à la recherche d’un repas facile. Les ours ne sont pas des animaux apprivoisés, doux ou affectueux; ils sont imprévisibles et possiblement dangereux.

Les chances de corriger un ours accoutumé à la nourriture sont pratiquement nulles et les responsables des parcs n’ont d’autre choix que de les détruire lorsqu’ils deviennent agressifs envers les humains. Évitez donc de leur nuire et ne l’oubliez jamais...

UN OURS NOURRI EST UN OURS MORT!

Quelques mesures de prudence très simples vous éviteront d’accoutumer les ours à la nourriture et de rencontrer un ours dangereux en camping.

  • Ne nourrissez jamais un ours et ne vous en approchez pas, ni des autres animaux sauvages d’ailleurs.
  • Réduisez ou éliminez les odeurs qui attirent les ours. En camping, rangez les aliments dans des contenants étanches dans votre véhicule récréatif ou dans le coffre de votre voiture.
  • Vous devez utilisez des cachettes à l’épreuve des ours si elles sont disponibles au parc.
  • Emballez tous vos déchets et rangez-les avec vos aliments, hors d’atteinte des ours. Ne les enterrez pas et ne les jetez pas dans les fosses d’aisances. Ne brûlez que le papier et le bois : le plastique, les feuilles d’étain et les aliments ne brûlent pas complètement. Les restes attireront les ours (en plus de faire des dégâts).
  • Évitez les odeurs des poissons, elles sont très attrayantes pour les ours. Ne nettoyez pas les poissons dans votre campement. Jetez les entrailles dans l’eau courante ou profonde et doublez vos sacs d’ordures qui sentent le poisson.

Cuisez et mangez à bonne distance de votre tente.

    • Nettoyez immédiatement après et à fond. Ne laissez jamais traîner les ustensiles de cuisson, les glacières, la graisse ou l’eau de vaisselle.
    • Débarrassez-vous de l’eau de vaisselle en la filtrant et en la jetant dans une fosse d’eaux ménagères ou d’aisances. Les solides doivent être jetés avec les ordures.
    • Les odeurs de cosmétiques, de pâte à dents et d’insectifuge sont aussi attirantes. Rangez-les hors de portée avec les aliments et les ordures, jamais dans votre tente. Laissez les articles très parfumés à la maison.
  • Gardez toujours les enfants tout près et en vue.
  • Dormez toujours sous une tente plutôt qu’à la belle étoile.
  • Effectuez les portages et empruntez les sentiers en groupe.
    • Il n’est pas à conseiller de partir seul en randonnée. En groupe, vous réduisez les risques d’une attaque. Ne laissez pas les enfants s’écarter.
  • Gardez vos animaux en laisse.
    • Si possible, laissez-les à la maison. Les animaux libres peuvent mettre un ours en colère et provoquer une attaque.
  •  Réduisez les risques de surprendre un ours.
    • Vérifiez toujours la présence d’ours à distance. Si vous en repérez un, faites un grand détour et quittez l’endroit sans tarder.
    • Faites des bruits et du tapage.
    • Surveillez les signes de présence d’ours : pistes, excréments, roches retournées, arbres pourris arrachés, griffés, mordus ou grattés, sentiers d’ours, creusages récents ou végétation piétinée.
  • Restez à l’écart des animaux morts.
    • Remarquez les signes qui peuvent indiquer la présence de charognes, comme les corneilles noires ou les grands corbeaux volant en cercle ou encore l’odeur de la viande en décomposition.
    • Les carcasses attirent les ours. Quittez l’endroit sur-le-champ!
    • Signalez l’emplacement de l’animal mort aux responsables du parc.

Que faire si...

JE VOIS UN OURS.

S’il ne s’approche pas.

  • Si vous le repérez à distance, ne vous en approchez pas. Faites un grand détour ou quittez l’endroit sur-le-champ. Signalez-le aux responsables à la première occasion.
  • Si vous êtes très près de lui, ne vous en approchez pas. Restez calme, gardez-le en vue. Évitez le contact visuel direct. Éloignez-vous sans courir.

Si l’ours approche.

  • En général, si l’ours se met debout c’est qu’il essaie de vous identifier. Parlez-lui doucement afin qu’il sache ce que vous êtes. Un ours qui fait claquer ses mâchoires, baisse la tête, tend ses oreilles vers l’arrière, grogne ou gronde, manifeste par là son agressivité.
  • Ne courez pas sauf si vous êtes très près d’un lieu sûr. Éloignez-vous en le gardant en vue. Évitez le contact visuel direct. Laissez tomber votre sac à dos ou un objet, ce qui peut le distraire et vous faire gagner du temps.
  • S’il s’agit d’un grizzli, envisagez de grimper dans un arbre.

Si l’ours attaque.

  • Votre réaction dépend de l’espèce et du comportement de l’ours, sur la défensive ou sur le point d’attaquer. Quelquefois, les ours font semblant d’attaquer pour éviter une confrontation. Ils chargent et au dernier moment, ils se retournent et changent de direction. En général, la meilleure façon de réagir est de ne rien faire pour le provoquer ou afin d’éviter qu’il se sente menacé. Bien que le fait de le combattre aggrave habituellement l’attaque de l’ours, il arrive que celui-ci s’éloigne. Chaque incident est particulier et les conseils présentés ici doivent servir uniquement de directives lorsque vous devez faire face à un animal imprévisible dans une situation complexe :

Un grizzli surpris attaque (comportement défensif).

  • Ne faites rien pour le menacer ou le mettre plus en colère.
  • Faites le mort. Prenez la position d’un « boulet de canon » et joignez les mains derrière le cou, le visage enfoncé dans les genoux.
  • Attendez que l’ours quitte l’endroit avant de bouger. De telles attaques durent rarement plus de quelques minutes.

Un ours noir surpris attaque (comportement défensif).

  • Il est à déconseiller de faire le mort. Essayez de battre en retraite.

Un grizzli ou un ours noir attaque (vous surveille ou vous attaque pendant que vous dormez).

  • Ne faites pas le mort. Essayez de vous échapper vers un lieu sûr (voiture ou édifice) ou grimpez dans un arbre, sauf s’il s’agit d’un ours noir. Si vous n’avez pas d’autre choix, essayez de l’intimider par une stratégie de dissuasion ou avec des armes comme des branches d’arbre ou des roches.

Un grizzli ou un ours noir vous attaque pour votre nourriture.

  • Abandonnez la nourriture. Quittez l’endroit.
  • N’affrontez pas un ours sauf en cas d’urgence.

Stratégies de dissuasion

Chaque personne qui travaille ou voyage sur le territoire de l’ours devrait avoir facilement accès à des moyens pour le dissuader ou le faire fuir, sans trop s’y fier pour autant. Aucun moyen de dissuasion n’est complètement efficace contre tous les ours et dans toutes les situations.

 Répulsifs chimiques

(Souvent connus sous le nom de « gaz poivré. ») Des épreuves ont montré que ce gaz arrête un ours qui charge s’il est vaporisé dans les yeux, le nez et la bouche. Les répulsifs chimiques ont leurs limites : courte portée, difficulté de les vaporiser avec précision si une personne est énervée et leur abus éventuel.

Bruit

On a souvent recours aux coups de feu d’avertissement et aux bruiteurs. Cependant, Ils ne sont pas toujours efficaces. Ils font peur à certains ours, mais d’autres les ignorent.

Véhicules

On utilise parfois les camions, les motoneiges, les véhicules de transfert automatiques et les hélicoptères pour faire fuir les ours. Quelquefois, le démarrage et la montée en régime du moteur suffisent. Ne poursuivez pas un ours avec un véhicule pour une raison autre que votre protection et évitez d’exagérer. Laissez-le trotter à son rythme. S’il trébuche ou s’écrase dans les buissons, vous êtes trop près.

Balles en caoutchouc

Elles sont tirées d’un fusil de calibre 12. Les agents des Ressources renouvelables vous diront où vous en procurer et comment les utiliser de façon appropriée.

Une attaque mortelle

Le 9 juillet 1999, Hattie Amitnak a perdu la vie et Moses Aliyak a été grièvement blessé après avoir confronté un ours polaire qui s’attaquait à leur famille, à Corbett Inlet au Nunavut.

Alors qu’ils campaient sur les rives de la baie d’Hudson, M. Aliyak et son petit-fils tentaient de sortir une chaloupe de l’eau lorsqu’ils se sont retrouvés face à un ours polaire d’une taille de deux mètres. M. Aliyak lui a lancé des roches et a crié pour le distraire pendant que le jeune garçon retournait en courant dans la tente. Il a réussi à s’échapper mais l’animal a attaqué M. Aliyak, lui infligeant de graves coupures à la tête et au visage.

Horrifiée, Hattie Amitnak, âgée de 60 ans, s’est précipitée hors de la tente et a confronté l’ours afin de permettre à M. Aliyak de chercher refuge et d’aider les autres à s’échapper. Après avoir lacéré la tête d’un autre garçon, l’ours a attaqué Mme Amitnak qui a succombé à ses blessures. M. Aliyak et le garçon ont été transporté à l’hôpital par avion et se sont rétablis par la suite.

Pourquoi les connaître?

Les ours sont de très beaux animaux, majestueux, que l’on retrouve à travers l’Amérique du Nord. Néanmoins, ils peuvent représenter une menace bien réelle pour quiconque vit ou voyage en pleine nature. Bien que normalement, les ours ne soient pas dangereux, ils sont très opportunistes et mangent pratiquement tout ce qu’ils peuvent trouver. C’est pourquoi il est important de comprendre la menace que représente une rencontre avec un ours et ce que vous devez faire si vous vous retrouvez dans cette situation.

Connaître le genre d’ours auquel vous faites face vous aidera à savoir comment réagir!

Ours noirs

Couleur : noir, brun, cannelle ou blond, portent souvent une tache blanche sur la poitrine ou la gorge.

Taille : environ 90 cm à l’épaule.

Poids : de 57 kg à plus de 270 kg. Les femelles sont habituellement plus petites que les mâles.

Caractéristiques : profil de la face droit, griffes courtes et incurvées, bosse entre les épaules à peine visible.

Habita t: préfère les régions boisées avec des plantes basses et des arbustes à baies (par exemple, les petites clairières, les cours d’eau ou les bords des lacs, les forêts claires). On les retrouve partout à travers l’Amérique du Nord.

La plupart des grizzlis et des ours noirs se nourrissent de baies et de petit gibier. Ils ne cherchent pas à attaquer les humains, sauf s’ils se sentent menacés ou sont affamés.

Ours grizzlis

Couleur : variable; noir (rare), brun ou blond. L’extrémité des poils est souvent blanche ou argentée. Il peut porter des taches pâles autour du cou, des épaules et sur les flancs arrières.

 Taille : légèrement plus d’un mètre à l’épaule; 1,8 à 2,0 mètres debout.

Poids : de 200 kg à plus de 450 kg. Les femelles sont habituellement plus petites que les mâles.

Caractéristiques : face longue et concave, griffes incurvées, bosse entre les épaules proéminente.

Habitat : préfère les espaces semi-dégagés, les montagnes à la fin de l’été et en début d’automne et le fond des vallées en fin d’automne et au printemps.

Raté de peu

Denton Turner croyait être déjà mort. Alors il n’a pas crié, n’a pas bougé, n’a même pas ouvert les yeux alors qu’un ours l’attaquait au Yellowstone National Park.

« À la façon dont il me mordait, je croyais être tellement déchiqueté que je mourrais étendu là, » raconte Denton, un jeune homme de 19 ans. Natif de Charlotte, étudiant de deuxième année à Appalachian State University, il a subi des ecchymoses, des coupures, des perforations au dos et une morsure sous l’aisselle droite. Pourtant, il espérait retourner bientôt à son emploi d’été dans la cuisine de la Old Faithful Lodge Cafeteria, un travail choisi pour satisfaire sa fascination pour le plein air. C’est ce qui l’a amené à vivre les 14 secondes les plus terrifiantes de sa vie.

Denton came face to face with two enormous grizzly bears

Au cours d’une journée de congé, il est parti seul en randonnée vers Hayden Valley pour y observer des oiseaux. À la brunante, il observait un merle bleu de l’Est à l’aide de ses jumelles.

Tout d’un coup, il a entendu un bruissement dans les buissons et a réalisé qu’il avait de la compagnie : deux ours grizzlis. Le plus gros ours l’a attaqué et M. Turner s’est lancé face contre terre, se recroquevillant en position de fœtus avec les mains derrière le cou. En quelques secondes, l’ours avait franchi les 27 mètres et se trouvait sur lui.

« C’était comme s’il grognait » explique M. Turner. « C’était le grondement le plus fort que j’ai jamais entendu. » L’ours l’a mordu juste sous l’aisselle droite, lui a griffé le dos et l’a retourné. « Puis tout d’un coup, il est parti, » rapporte M. Turner.

M. Turner est demeuré sur le sol pendant quelques minutes, au cas où les ours seraient toujours dans les parages, puis il s’est assis et les a aperçus sur une colline à environ 140 mètres plus loin. Il est retourné vers sa voiture, à environ 800 mètres et c’est seulement à ce moment qu’il a pris conscience qu’il avait mal et qu’il saignait. Il a alerté un automobiliste qui l’a emmené pour trouver du secours.

Selon la porte-parole du parc, Stacy Vallie, 27 attaques d’ours ont été signalées dans le parc depuis 1980, ayant causé deux décès. Environ 300 à 600 grizzlis vivent dans la région de Greater Yellowstone Area. Les parents de M. Turner lui ont rendu visite régulièrement depuis l’accident.

Sa mère, Libba, s’inquiète parce qu’elle sait que cette expérience terrifiante n’empêchera pas son fils de partir en randonnée et de camper. « Il ne peut absolument pas vivre sans le plein-air, » affirme-t-elle. « C’est ce qui m’effraie. »

Un ours debout n’est pas forcément agressif. Il peut tout bonnement s’assurer que vous n’êtes pas une menace. Debout, il ne vous attaquera pas mais sur quatre pattes, il foncera sur vous.

Problème d’ours

Les problèmes peuvent surgir chaque fois que les ours et les gens se trouvent au même endroit. Vous pouvez rencontrer un ours par hasard ou parce qu’il est attiré par votre activité. Les ours sont curieux et vont souvent investiguer un objet, une odeur ou un bruit insolite. Ils ont aussi une motivation formidable et constante pour dénicher le plus d’aliments nutritifs possible lorsqu’ils sortent de leur tanière.

Ces deux particularités, alliées à leur odorat remarquable, entraînent souvent les ours vers les régions où il a de l’activité humaine. Ce qui se produit lorsque l’ours visite un camp ou une collectivité influencera son comportement ultérieur. S’il ne trouve pas de nourriture, il se peut qu’une fois sa curiosité satisfaite, il ne revienne pas.

La victime d’une attaque montre les effets sanglants des griffes d’ours.

 Éviter les problèmes sur le sentier

  • Déplacez-vous en groupe et seulement aux heures de clarté.
  • Soyez prudent et prêtez attention à ce qui vous entoure. Sachez prévoir et soyez prêt. En terrain découvert, utilisez des jumelles pour repérer les ours. Si vous en voyez un à distance, prenez des mesures pour éviter de le surprendre.
  • Surveillez les signes de présence d’ours comme les pistes, les excréments qui contiennent de la végétation, des baies ou des poils, les marques de griffes ou l’écorce arrachée des arbres, les souches déchiquetées ou les billots pourris et la terre retournée.
  • N’approchez jamais des animaux récemment tués. Prenez garde aux tas meubles de terre battue, aux branches et à la végétation. Ils peuvent masquer une carcasse qu’un ours a caché et celui-ci peut se reposer tout près pour le protéger.
  • Emportez la nourriture dans des contenants étanches ou à l’épreuve des ours. Évitez d’emporter des aliments très odorants.
  • Faites du bruit si la visibilité est limitée. Annoncez votre présence afin de ne pas surprendre les ours. Vous pouvez chanter, crier ou parler fort. Certaines personnes emportent des bruiteurs comme des cloches ou des avertisseurs pneumatiques. Cependant, ne soyez pas trop sûr de vous. Le bruit peut être masqué par des sons comme le vent ou l’eau ou encore ne pas être remarqué par un ours qui est occupé à manger.
  • N’emportez pas d’articles qui ont une forte odeur artificielle et évitez de porter des cosmétiques odorants.
  • Les femmes qui ont leurs menstruations devraient essayer de minimiser les odeurs à l’aide d’une bonne hygiène et de tampons, qu’elles doivent brûler dans un feu.

Les oursons ressemblent peut-être à des ours en peluche mais là où il y a un ourson, la mère n’est pas loin!.

À votre campement 

Sur le territoire de l’ours, l’emplacement du campement est important. Vous pouvez réduire les risques d’une visite inopinée en évitant de le monter à certains endroits :

  • Évitez les endroits où l’ours se nourrit, y compris les lits majeurs, les espaces de baies sauvages, les brûlis récents, les prairies humides, les cours d’eau et les rivières où les poissons fraient.
  • Ne campez pas aux endroits où les ours ont déjà été un problème par le passé. Évitez les campements très fréquentés ou jonchés de détritus.
  • Évitez de monter votre campement où il y a des signes évidents de la présence d’ours, comme les pistes et les excréments.
  • Évitez les emplacements où la végétation ou le terrain limitent la visibilité et peuvent cacher un ours, ainsi que les endroits où les bruits de l’eau courante peuvent masquer le bruit d’un ours qui approche.

Ne sous-estimez pas la capacité des ours à trouver la nourriture rangée imprudemment. Il s’agit d’une cause importante de problème avec les ours. Si vous ne voulez pas que votre campement les attire, vous devez prendre un soin particulier lorsque vous préparez et rangez la nourriture.

  • Limitez la présence de nourriture aux endroits de cuisson et d’entreposage. N’emportez rien dans votre tente, pas même un morceau de gomme.
  • La graisse est particulièrement attirante pour les ours. Essuyez le poêle, les tables, les comptoirs et les barbecues. Jetez l’eau de vaisselle graisseuse dans une fosse loin du campement et ajoutez-y de la lime ou un javellisant pour masquer les odeurs. Brûler l’excès de graisse dans un feu, réutilisez-la tout de suite ou rangez-la dans un contenant étanche.
  • Produisez peu de déchets de nourriture. Si vous avez des restants, rangez-les dans des contenants étanches et utilisez-les le plus tôt possible.
  • Éliminez ou réduisez les odeurs de nourriture. L’odeur de certains aliments comme le bacon ou le poisson peuvent attirer les ours. Les aliments lyophilisés sont relativement inodores.
  • Portez un chapeau ou un couvre-chef pendant que vous cuisinez afin que vos cheveux ne prennent pas d’odeurs. Ne dormez pas dans des vêtements que vous avez portés pour cuisiner. Rangez-les avec votre nourriture, loin de votre tente.
  • Les campeurs sous la tente peuvent ranger leur nourriture dans une glacière étanche, un contenant de plastique à l’épreuve des ours, un polochon à revêtement de plastique ou un sac de plastique lourd au moins à 100 mètres du campement, suspendu au moins à quatre mètres du sol (si possible).
  • Les autres substances attractives comme le détergent à vaisselle, la pâte à dents, etc. doivent être rangées tout comme la nourriture.
Voyez aussi:


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