SECOURISME EN RÉGION SAUVAGE

Une situation impliquant des erreurs sur le terrain a donné naissance à un nouveau champ d’études : les « soins en milieu sauvage ». En 1975, Frank Hubble s’est porté à la rescousse d’un garçon de Mount Washington au New Hampshire. Une fracture grave au bras coupait la circulation du sang vers sa main. À son arrivée à l’hôpital, il état trop tard, on ne pouvait plus rien faire pour sa main. On a dû l’amputer. Selon le médecin, on aurait pu sauver son bras s’il avait été réaligné sur les lieux mêmes de l’accident. Suite à cette mésaventure, Frank Hubbell a fondé une école de soins en milieu sauvage : Stoneheath Open Learning Opportunities (SOLO).

L’ABC des premiers soins

Au départ il y a trois choses que vous devez vérifier auprès d’une victime : ses voies respiratoires sont-elles ouvertes? Respire-t-elle? Son cœur bat-il? Si ce n’est pas le cas, vous devez agir sans tarder pour y remédier!Avant d’entreprendre l’évaluation de la situation sur une victime inconsciente, mettez-vous à genoux et tentez de la réveiller. Si vous n’y arrivez pas, appelez 911 si vous le pouvez.

A

Placez votre oreille près de la bouche et du nez de la personne et tournez la tête pour voir si sa poitrine monte et descend. Écoutez si l’air entre et sort. Vous devez sentir sa respiration contre votre oreille. Ceci vous indiquera si les voies respiratoires sont ouvertes et si elle respire.

Si ce n’est pas le cas, les voies respiratoires sont obstruées. Si la personne est couchée sur le côté, tournez la sur le dos pour dégager ses voies respiratoires. Faites basculer son front vers l’arrière et levez un peu son menton. Cette méthode déplace la langue et dégage les voies respiratoires. Il se peut que la victime recommence à respirer. Il est important de balayer la bouche en pliant votre index et votre majeur en coquille et de passez rapidement à travers la bouche ouverte.

B

Lorsqu’on respire, l’air est inspiré dans les poumons. Au cours d’un échange gazeux, l’oxygéne passe dans le sang et le dioxyde de carbone est libéré et expiré. Si les voies respiratoires sont ouvertes et que l’air ne passe toujours pas dans les poumons, il est important d’y pomper l’air, ce qu’on appelle le bouche-à-bouche. La meilleure façon d’apprendre cette technique est de suivre un cours de premiers soins.

En donnant le bouche-à-bouche à la victime, vous devez maintenir ses voies respiratoires ouvertes. Pincez le nez de la personne pour le fermer et scellez votre masque sur sa bouche.

Soufflez une inspiration complète, attendez que la poitrine redescende et soufflez une nouvelle inspiration. Surveillez les mouvements de sa poitrine pour vous assurer qu’elle bouge lorsque vous soufflez de l’air. Si ce n’est pas le cas, les voies respiratoires sont probablement obstruées. Renversez sa tête un peu plus vers l’arrière et essayez de nouveau. Si ça ne fonctionne toujours pas, vous devez dégager ses voies respiratoires. Apprenez la technique appropriée en suivant les cours de premiers soins de l’Ambulance Saint-Jean ou d’un autre organisme.

C

La circulation s’effectue lorsque le sang passe à travers le corps, transportant l’oxygène et les nutriments à vos cellules. Pour vérifier si la circulation se fait on doit sentir le pouls (battements cardiaques), ce qui indique que le cœur pompe. La façon la plus simple est de glisser votre index et votre majeur au creux du cou, près du centre. Vous pouvez aussi presser votre oreille contre la poitrine de la personne.

L’absence de pouls indique que le cœur a cessé de battre. On doit alors recourir aux compressions thoraciques de la réanimation cardio-respiratoire (RCR) en plaçant les mains sur le tiers inférieur du sternum de la victime. La RCR alterne entre les compressions thoraciques et deux respirations, puis 30 compressions, deux respirations (30-2, 30-2). Il y a un nouveau changement de RCR; le vieux technique utilise 15 compressions et deux respirations. Mais, le nouveau technique utilise moins secondes pour un ronde; secondes maîtenant utilsent pour revenir vivant! Il est important de suivre un cours de RCR pour apprendre comment procéder efficacement.

On doit se rappeler qu’une forte hémorragie peut conduire à la mort. On doit donc empêcher le sang de circuler hors du corps.

On doit aussi se rappeler qu’une victime qui est tombée peut s’être brisé le cou ou avoir subi des lésions à la colonne vertébrale. Elle soit donc rester immobile afin de ne pas aggraver son état.

On stabilise une victime à l’aide de sangles et de courroies et en procédant à l’ABC.

En cas d’hémorragie…

On peut contracter des maladies au contact du sang, alors demandez à la victime d’essayer d’arrêter elle-même son hémorragie ou portez des gants.

Pour faire cesser l’hémorragie, élevez la partie blessée au-dessus du cœur et appliquez une pression à l’aide de gaze, d’un chiffon propre ou autre matériau que vous pouvez trouver comme du varech séché ou de la mousse.

Appliquez une pression sur la blessure. Si l’hémorragie ne cesse pas, appliquez une pression entre le cœur et la partie blessée à l’endroit du pouls.

Des spectateurs observent l’arrivée des ambulanciers paramédicaux, une heure plus tard. Leur intuition a sauvé la vie de cet homme.

Comment faire une attelle

Pour les os plus gros, comme le fémur de votre jambe, vous devez fabriquer une attelle pour vous assurer que les os brisés ne se frottent pas l’un contre l’autre. 

Attelle de fortune :

Immobilisez la fracture. Tout mouvement peut aggraver la blessure. Exercez une traction : Demandez à un autre secouriste de tirer doucement sur le talon pour réaligner la jambe. Maintenez la traction tout au long de la mise en place de l’attelle. Trouvez un matériau rigide qui se prolonge de la fourche jusqu’au dessous du genou. N’importe quel bâton ou morceau de bois assez long fera l’affaire. Trouvez des attaches pour maintenir l’attelle en place, comme un mouchoir de tête, une ceinture, un morceau de tissu, une sangle ou un bandage triangulaire. Assurez-vous que la jambe est droite. Placez le matérial pour l’attelle le long de la face antérieure de la jambe de façon à ce qu’il se prolonge de la fourche jusqu’au dessous de la face antérieure du genou. Passez le matériel par-dessus et autour des côtés de la jambe. Fixez-le en l’attachant au-dessous et au-dessus de la fracture. Assurez-vous que le genou est immobilisé. Assurez-vous que la circulation, la sensation et le mouvement ne sont pas entravés au-delà de l’emplacement de la fracture pour être certain que l’attelle n’est pas trop serrée.

  1. Attelle longue
  2. Attelle courte
  3. Sangle de cheville
  4. Bâton de torsion
  5. Membre transversal

Attelle pour une lésion fémorale à l’aide de bâtons, de sangles, de mouchoirs de tête et autres matériaux disponibles.

En nature sauvage, les occasions de se blesser sont nombreuses. Soyez prêt en tout temps en emportant une trousse de premiers soins.

L’hôpital est l’endroit idéal en cas d’urgence, mais dans la nature, vous pouvez vous trouver à des kilomètres d’un hôpital.

Passer à l’action : les premiers moments

Les toutes premières minutes sont cruciales pour la survie des victimes. En cas d’urgence, selon vos connaissances, vous pouvez remédier à une situation ou l’empirer.

Prenez la situation en main. Suivez les étapes ci-dessous en cas d’urgence.

  1. Restez calme, si vous êtes à l’aise la victime le sera aussi.
  2. Le patient étendu, gardez-le au chaud. Il peut être dangereux de le déplacer à cause de l’étendue des blessures externes.
  3. Si le patient ne respire pas, commencez immédiatement la respiration articicielle bouche à bouche.
  4. Faites cesser toute hémorragie.
  5. Rassurez le patient et surveillez les symptômes de choc.
  6. Vérifiez s’il y a présence de coupures ou de fractures. Portez une attention particulière aux traumatismes possibles à la tête, au cou et à la colone vertébrale.
  7. Ne vous pressez pas tous autour du blessé.
  8. N’enlevez pas ses vêtements, sauf si c’est indispensable.
  9. Décidez si votre patient peut être déplacé pour trouver les soins médicaux appropriés. Sinon, préparez un abri chaud et de la nourriture.

En cas de choc

Le choc est une dépression de toutes les fonctions vitales. Il peut se produire suite à toute blessure, peu importe sa gravité.

Des facteurs tels que l’hémorragie, le froid et la douleur aggraveront le choc. Un patient en état de choc se sentira faible et peut s’évanouir. La peau devient froide et moite; le pouls faible et rapide. Le choc peut être plus grave que la blessure elle-même et entraîner la mort.

En l’absence de blessures au dos, au cou et à la colonne vertébrale, mettez la victime à l’abri. S’il n’y a pas de blessures à la tête ou à la poitrine, placez-la sur le dos. La tête et la poitrine doivent être plus basses que les jambes, ce qui aide le sang à circuler vers le cerveau, le cœur, les poumons et autres organes vitaux. En cas de blessures graves à la tête et à la poitrine, élevez la partie supérieure du corps. En cas de blessures à la poitrine, élevez le côté blessé afin d’aider le poumon blessé à respirer. Élevez les pieds de la victime plus haut que le niveau de son cœur. Desserrez ses vêtements au cou, à la taille ou partout où il y a restriction de la circulation. Si la victime perd conscience, placez-la face contre terre afin d’éviter qu’elle s’étouffe avec son sang, vomisse ou avale sa langue. Abritez-la bien au chaud.

Position latérale de sécurité

Une victime inconsciente doit être placée en position latérale de sécurité pour éviter qu’elle s’étouffe avec son sang, vomisse ou avale sa langue.

Étape 1

Tendez un de ses bras et repliez l’autre sur sa poitrine.

Étape 2

Soutenez sa tête et soulevez ses genoux. Gardez vos genoux près de son corps et tournez-la doucement sur le côté.

 

Étape 3

Position latérale de sécurité

Traiter les fractures

Il existe deux types de fractures :

1) Simple (fermée)

2) Multiple (ouverte)

Symptômes d’une fracture :

Douleur dans la région touchée. La région peut être déformée ou non. La victime est incapable de mettre du poids sur le membre sans douleur extrême. Une sensation de craquement en bougeant la partie blessée.

Traitement d’une fracture :

Il faut toujours traiter une blessure comme une fracture enfin d’empêcher l’état de la victime de s’aggraver. Placez l’articulation dans des attelles, au-dessus et au-dessous de la fracture. Si la fracture semble pénétrer la peau, exercez une traction pour réaligner la déviation. Rembourrez les attelles. Assurez-vous qu’ellles n’entravent pas la circulation. Couvrez toutes les blessures ouvertes à l’aide de pansements propres avant de placer les attelles.

Avertissement!

Maintenez la traction en tout temps : les spasmes musculaires tirent à l’encontre de la traction que le secouriste exerce. Sans traction, ces spasmes feront dévier l’os brisé d’un seul coup, causant une douleur extrême et un risque d’hémorragie.

Les fracture du fémur sont souvent associées aux hémorragies. Maintenir la traction peut réduire l’hémorragie.

Une victime de fracture tombée de sa bicyclette et stabilisée par son partenaire en attendant les secours.

Comment faire une attelle (suite)

Terminer l’attelle :

Faire une SANGLE DE CHEVILLE

  1. Coupez deux trous dans le soulier du pied de la jambe blessée.
  2. Ces trous doivent avoir une longueur de 5 à 8 cm (2 à 3 po) et 0,5 cm (1/4 po) de hauteur, juste au-dessus de la semelle des deux côtés du pied, au niveau de sa cambrure, afin de pouvoir passer une cravate en-dessous.
  3. Pliez le bandage en une mince bandelette.
  4. Passez la cravate dans les trous en passant sous la cambrure du pied.
  5. Découpez l’orteil du soulier et du bas pour contrôler l’enflure.

Faire l’ATTELLE

  1. Placez une extrémité du bâton dans la botte vide à partir de l’autre pied.
  2. Placez la botte contre la fourche, en rembourant bien. Le bâton doit se prolonger au moins à 30 cm (12 po) au-delà de la plante du pied.
  3. Tirez une extrémité de la sangle de cheville autour du panier à l’extrémité inférieure du bâton. Tirez sur les deux extrémités de la sangle jusqu’à ce que la traction exercée sur la jambe soit au moins égale à la traction manuelle exercée par le secouriste.
  4. Attachez les extrémités de la sangle, en prenant soin de ne pas relâcher la traction au cours du processus.
  5. Placez le rembourrage en haut et en bas de la jambe, entre la jambe et le bâton. Prenez soin de rembourrer le point de compression fémorale.
  6. Renforcez tout nœud suspect.
Herbe à puces, trifoliés, n’y touchez pas!

L’urushiol, source de rash

  • Le rash provenant de la plante toxique ou la dermatite de contact allergique est causée par le contact avec une huile appelée urushiol. On retrouve l’urushiol dans la sève des plantes toxiques comme l’herbe à puces, le sumac vénéneux et le sumac lustré.
  • C’est l’huile incolore ou jaune pâle qui suinte de toute coupure ou partie endommagée de la plante, y compris les racines, les tiges et els feuilles.
  • Suite à l’exposition à l’air, l’urushiol prend une couleur brunâtre-noire. Sur les feuilles endommagées, ont voit apparaître des taches semblables à une peinture-émail noire, ce qui rend la plante plus facile à identifier.
  • Un seul nanogramme (un milliardième d’un gramme) suffit à causer un rash.
  • En moyenne, 100 nanogrammes causeront un rash chez la plupart des gens.
  • Sept millilitres (1/4 once) d’urushiol suffisent à causer un rash chez tous les gens de la terre.
  • Avec une quantité de la tête d’une épingle, 500 personnes pourraient avoir des démangeaisons.
  • Des échantillons d’urushiol datant d’il y a plusieurs siècles peuvent causer une dermatite chez les personnes sensibles.
  • L’urushiol demeure actif de 1 à 5 ans sur toute surface, y compris les plantes mortes.
La cause...       .

L’effect...

Comment se fait le contact?

  • Le contact avec l’urushiol peut se faire de trois façons :

    1) Contact direct — Toucher la sève de la plante toxique.

    2) Contact indirect — Toucher quelque chose qui porte de l’urushiol. L’huile peut coller à la fourrure des animaux, aux outils de jardin, à l’équipement sportif ou à tout autre objet qui est entré qui est entré en contact avec l’urushiol.

    3) Suspension dans l’air — Le fait de brûler des plantes toxiques libère les particules d’urushiol dans l’air.
  • Comment s’en débarrasser?

  • Lavez toutes les parties exposées à l’eau froide dès que vous trouverez un ruisseau, un lac ou un boyau d’arrosage. Si vous y arrivez dans les cinq premières minutes, il se peut que l’eau empêche l’urushiol d’entrer en contact avec votre peau de se propager à d’autres parties de votre corps. Dans les 30 premières minutes, le savon et l’eau sont utiles.

     

    Un cas typique d’herbe à puces.
    Lavez vos vêtements dans une laveuse à linge avec du détergent. Si vous les emportez dans la maison, prenez garde de ne pas transférer l’urushiol aux tapis ou aux meubles. Vous pouvez aussi faire nettoyer à sec les vêtements contaminés.

    Comme l’urushiol peut rester actif pendant des mois, lavez le matériel de camping, de sport, de pêche ou de chasse qui est entré en contact avec l’huile.

    Soulagez les démangeaisons dûs aux rash bénins en prenant des douches froides et en applquant des préparations en vente libre comme la lotion calamine lotion ou la solution de Burow. Vous pouvez aussi soulager vos démangeaisons et sécher les vésicules suintantes en trempant dans un bain tiède avec de la farine d’avoine ou du bicarbonate de soude. Les crèmes à base d’hydrocortisone en vente libre ont très peu d’effet sur les rash de l’herbe à puces.

     

  • Voyez aussi:


    L’urushiol, autre fait

    Son nom provient de « urushi », le nom japonais du vernis-laque.

    Fait intéressant :

    Lorsque les Japonais ont restauré la feuille d’or sur le Golden Temple à Kyoto, ils l’ont enduite de vernis-laque d’urushiol pour la préserver ainsi que l’or.

    Rétalir les faits

    Mythe                             

    Fait

    Le rash de l’herbe à puces est contagieux.

    Frotter l’éruption ne propagera pas le poison à d’autres parties de votre corps (ni à une autre personne). Le rash se propage seulement s’il reste de l’huile d’urushiol – la substance collante, semblable à la résine qui cause le rash – sur vos mains.

     Vous pouvez attraper l’herbe à puces simplement en vous tenant près des plantes.

    Le contact direct est nécessaire pour libérer l’huile d’urushiol. Restez à l’écart des feux de forêt, du brûlage direct ou de tout ce qui peut libérer l’huile en suspension dans l’air comme la tondeuse à gazon, la débroussailleuse, etc.

     

    Les trifoliés, méfiez vous.

    Le sumac lustré a de 7 à 13 feuilles par branche, bien que l’herbe à puces et le sumac vénéneux soient des trifoliés.

    Les plantes mortes sont sans danger

    L’huile d’urushiol demeure active sur toute surface, y compris les plantes mortes, jusqu’à 5 ans.

    Briser les vésicules libère l’huile d’urushiol qui peut se propager.

    Faux. Mais vos blessures peuvent s’infecter et vous pouvez aggraver la cicatrice. Dans les cas très graves, il se peut qu’un médecin doive drainer l’excès de fluide.

    Je suis allé dans l’herbe à puces très souvent et je n’ai jamais eu de rash. Je suis immunisé.

    Ce n’est pas nécessairement vrai. Plus de 90 % des gens sont allergiques à l’huile d’urushiol, c’est une question de temps et d’exposition. Plus vous êtes exposé à l’urushiol, plus il est probable que vous contractiez un rash allergique. Si vous en souffrez pour la première fois, le rash mettra plus de temps à se manifester, en général de 7 à 10 jours.

     

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